Après une balade en nature, je suis rentrée chez moi sans me douter que j’avais ramené un hôte peu désiré. Une mouche du cerf (Lipoptena cervi) s’était probablement accrochée à mes vêtements au cours de la promenade. Je ne me suis aperçue de sa présence que lorsqu’elle m’a mordue au bras. En quelques minutes, de fortes démangeaisons sont apparues, suivies d’un gonflement et d’une réaction inflammatoire de plus en plus importante.

En faisant des recherches, j’ai été surprise de lire un peu partout que cet insecte était « inoffensif pour l’homme » et qu’il « ne mordait pas ». Pourtant, mon expérience raconte une autre histoire.

Je te présente ici la mouche du cerf, pourquoi elle peut parfois s’en prendre à l’humain et mes remèdes naturels pour soulager cette réaction.

Qu’est-ce que la mouche du cerf ?

La mouche du cerf (Lipoptena cervi) est un petit insecte appartenant à la famille des hippoboscidés.

Son principal hôte est le cerf, mais elle parasite également les chevreuils, les daims, les élans dans les pays nordiques et parfois d’autres mammifères.

À la fin de l’été et en automne (il semble que des rencontres puissent avoir lieu plus tôt selon les régions et les conditions climatiques, ici au mois de juillet), les adultes ailés recherchent activement un hôte. Lorsqu’ils en trouvent un, ils se posent, cassent leurs ailes puis passent le reste de leur vie dans le pelage de l’animal où ils se nourrissent de son sang.

mouche du cerf
Mouche du cerf

Pourquoi retrouve-t-on parfois des mouches du cerf sur les humains ?

Même si l’être humain n’est pas son hôte habituel, il arrive que la mouche du cerf se trompe de cible.

Les promeneurs, les cueilleurs de champignons, les forestiers ou les chasseurs rencontrent parfois cet insecte, notamment dans les zones fréquentées par les cervidés.

Attirée par la chaleur, les mouvements ou le dioxyde de carbone que nous expirons, elle peut se poser sur nos vêtements ou nos cheveux.

Dans la plupart des cas, elle repart rapidement. Mais il arrive aussi qu’elle tente de piquer ou de mordre avant de comprendre que nous ne sommes pas un hôte adapté.

La canicule ou les fortes chaleurs peuvent modifier l’activité de nombreux insectes, mais à ce jour, rien ne permet d’affirmer qu’elles rendent la mouche du cerf plus agressive envers l’Homme.

Mon expérience avec une morsure de mouche du cerf

Lors d’une balade en nature, une mouche du cerf s’est probablement accrochée à mes vêtements sans que je m’en aperçoive. Ce n’est qu’une fois rentrée à la maison qu’elle s’est délicatement posée sur mon bras. Je ne l’ai pas sentie arriver. En revanche, j’ai immédiatement ressenti sa morsure, suivie de fortes démangeaisons. Au fil des minutes, la zone est devenue rouge, gonflée et douloureuse.

La peau est rapidement devenue rouge, chaude, gonflée et douloureuse. Malgré une désinfection immédiate, la réaction s’est accentuée au cours de la soirée. J’ai alors mis en place plusieurs soins naturels pour soulager l’inflammation.

Les soins qui m’ont soulagée

Dans un premier temps, j’ai désinfecté la zone concernée. J’ai ensuite appliqué du froid afin de limiter le gonflement. J’ai également réalisé plusieurs cataplasmes d’argile qui m’ont apporté un réel soulagement.

Enfin, j’ai appliqué localement quelques gouttes d’huile essentielle de lavande aspic, traditionnellement utilisée pour apaiser les piqûres et les petites irritations cutanées (en respectant les précautions d’usage). Malgré cela, la réaction continuait de s’étendre.

J’ai finalement pris un antihistaminique sur les conseils de mon pharmacien, car je faisais manifestement une réaction allergique (gonflement, douleur, forte démangeaison).

Après 48h, mon bras a dégonflé, les démangeaisons se sont estompées. Je termine cette désagréable expérience par une belle pustule sur mon bras.

Toutes les personnes réagissent-elles de la même manière ?

Non.

Comme pour les piqûres de moustiques ou d’autres insectes, la réaction varie énormément d’une personne à l’autre. Certaines personnes ne présentent qu’une petite rougeur.

D’autres développent une réaction inflammatoire importante avec démangeaisons, douleur, gonflement et parfois des symptômes qui persistent plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

Quand faut-il consulter un médecin ?

La plupart des réactions restent bénignes.

En revanche, il est recommandé de consulter rapidement si :

  • le gonflement devient très important ;
  • la rougeur continue de s’étendre ;
  • une douleur importante apparaît ;
  • de la fièvre ou une grande fatigue surviennent ;
  • des difficultés respiratoires, un malaise ou un gonflement du visage apparaissent (urgence médicale) ;
  • la lésion présente des signes d’infection (écoulement, chaleur importante, douleur croissante).

En cas de doute, demande toujours l’avis d’un professionnel de santé.

Une rencontre qui rappelle que chaque organisme réagit différemment

J’aime profondément passer du temps dans la nature et je continuerai à le faire.

Même si la mouche du cerf parasite principalement les cervidés, des piqûres ou morsures chez l’être humain peuvent arriver et provoquer des réactions cutanées importantes. Mais ces situations restent exceptionnelles.

Observer la nature, apprendre à reconnaître les espèces qui nous entourent et connaître les gestes simples pour réagir font aussi partie des savoirs que nous pouvons transmettre à nos enfants.

Et toi, as-tu déjà croisé une mouche du cerf ou vécu une réaction après une piqûre inhabituelle en pleine nature ?

À propos de l’auteur

Aurélie – Nature, autonomie & vie simple en famille.
J'aide les familles à se reconnecter au vivant et à cultiver une vie plus autonome, pas à pas.

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