Faire sécher ses plantes médicinales est une étape essentielle lorsqu’on souhaite gagner en autonomie et profiter des bienfaits des plantes toute l’année.
Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, il n’est pas nécessaire d’investir dans du matériel coûteux pour commencer.
Depuis plusieurs années, j’utilise simplement des cagettes en bois de récupération pour sécher mes plantes médicinales. Une solution économique, pratique et parfaitement adaptée à un mode de vie plus simple et plus conscient.
Pourquoi faire sécher ses plantes médicinales ?
Le séchage permet de conserver les plantes plusieurs mois tout en préservant une grande partie de leurs propriétés et de leurs arômes.
Tisanes, macérats, mélanges pour infusions, cuisine sauvage… avoir ses propres plantes séchées à disposition change complètement notre relation au soin et au vivant.
C’est aussi une manière de :
- valoriser ses cueillettes,
- éviter le gaspillage,
- créer sa propre pharmacie naturelle,
- et se reconnecter aux saisons.
Pourquoi j’utilise des cagettes en bois?
Au début, je pensais qu’il fallait un vrai séchoir. Puis je me suis rendu compte qu’on avait souvent déjà ce qu’il faut autour de nous.
Les cagettes en bois présentent plusieurs avantages :
- elles laissent circuler l’air,
- elles sont gratuites ou faciles à récupérer,
- elles sont légères et empilables,
- et elles permettent de sécher une grande quantité de plantes facilement.
J’aime aussi l’idée de détourner des objets du quotidien plutôt que d’acheter encore quelque chose de neuf.
Je dépose simplement un torchon propre au fond de la cagette, puis j’étale les plantes en couche fine pour éviter l’humidité.
Ensuite :
- j’empile les cagettes et je les place dans un endroit sec, ventilé et à l’abri du soleil direct,
- je retourne parfois les plantes selon leur épaisseur,
- et je laisse le temps faire son travail.
Selon les plantes et la météo, le séchage peut prendre de quelques jours à deux semaines.
Les plantes que je fais sécher
Je sèche principalement :
- ortie,
- menthe,
- mélisse,
- jeune feuille de cassis,
- fleurs de sureau,
- calendula,
- thym,
- et beaucoup d’autres plantes sauvages au fil des saisons.
Chaque plante apporte quelque chose de différent, mais toutes me rappellent qu’on peut prendre soin de soi avec simplicité.
Une démarche plus globale
Faire sécher ses plantes, ce n’est pas seulement une technique.
C’est aussi ralentir, observer, apprendre à faire par soi-même et retrouver une forme d’autonomie douce.
Dans un monde où tout s’achète déjà prêt, reprendre ces gestes simples a quelque chose de profondément apaisant.
Et finalement, ces cagettes résument assez bien ma vision des choses :
faire avec ce qu’on a, simplement, et redonner de la valeur à l’essentiel 🌿
Et toi, comment fais-tu sécher tes plantes médicinales ? 🌱
